Peut-on protéger un geste ?

A la façon de Nabilla Benattia et de son « allo », certaines personnes s’illustrent par des gestes, devenus des marqueurs d’identification.

Aux Etats-Unis, c’est un musicien, Gene Simmons, membre du groupe Kiss, qui vient de déposer le signe « rock on » ( rock) comme marque pour des services de concerts et divertissements, arguant qu’il fut le premier à l’utiliser en 1974.

Le sportif Usain Bolt a déposé au niveau européen son célèbre « dab »dab , pour des produits de la classe 18 (sacs et produits en cuir). Cette marque est aujourd’hui enregistrée. Ce geste a été repris par de nombreux sportifs (le footballeur Paul Pogba, le basketteur LeBron James, etc.) mais aussi par des célébrités en tous genres, de Rihanna à Emmanuel Macron.

On peut toutefois s’interroger sur la pertinence de ces dépôts, une marque étant supposée identifier l’origine d’un produit ou d’un service. Si M. Bolt envisage de représenter cette figure sur des sacs, alors il s’agira en effet d’un usage à titre de marque. Toutefois, il ne peut interdire l’usage de ce geste en tant que tel.